Ce portail propose des ressources utiles liées aux cultures amazighes.
Les Amazighs, également connus sous le nom d’Imazighen regroupent des peuples fondamentaux de la Tamazgha, l’aire géographique, culturelle et historique située en Afrique du Nord d’Est en Ouest de l’Egypte jusqu’aux Iles Canaries et de la Méditerranée au Sahel.
Les Imaziɣen ⵉⵎⴰⵣⵉⵖⵏ en tifinagh moderne, l’écriture amazighe, sont les premiers habitants de l’Afrique du Nord.
Le mot « berbère » vient de la culture greco-romaine qui désignait toutes les personnes qui ne parlaient pas le latin. Le terme amazigh qui signifie « homme libre » est le plus approprié pour désigner les Amazighs.
Les Amazighs constituent une majorité partout en Afrique du Nord, avec une présence prédominante des locuteurs amazighophones dans les régions et pays kabyles, touaregs, chleuhs, et rifains.
Malgré les déclarations officielles des États-nations en ce qui concerne la reconnaissance de l’identité et de la langue amazighes, celles-ci restent souvent marginalisées et n’ont pas été pleinement intégrées dans les constitutions.
Souvent, les cultures amazighes sont réduites à des éléments d’apparat tels que l’utilisation de l’alphabet tifinagh, les festivités de Yennayer et des chansons inclusives, même par des artistes renommés, qui sont parfois instrumentalisées.
Les langues maternelles amazighes n’ont pas encore eu l’opportunité de se développer pleinement dans les secteurs de l’éducation, du numérique et des médias, ce qui constitue un retard à rattraper.
Actuellement, ceux qui oeuvrent pour la préservation de leur identité ne sont pas nécessairement soutenus par le courant mondialiste dominant.
Abdelkrim El Khatabbi (résistant et ancien Président de la République du Rif)
Adjona – Chef guanche de l’île de La Palma
Ahmed Ou Lqadi (Kabylie) roi de Koukou
Ali Laimeche
Ali Mecili – Homme politique kabyle assassiné par la sécurité militaire algérienne le 7 avril 1987
Apulée – Premier romancier du monde occidental
Aksil (Aksel – Koceila)
At Tumart (Ibn Tumart)
Bencomo – Chef guanche de Tacoronte à Tenerife
Caracalla – Empereur Amazigh de Rome, de la famille de notables Amazighs originaire de Leptis Magna, ancienne ville à l’est de Tripoli.
Cecnaq – Pharaon
Cheikh Ahaddad : chef kabyle qui déclara la guerre sainte lors de la colonisation française en Kabylue
Cheikh Bouamama
Cheikh Mokrani
Cherif Boubeghla – Résistant à la colonisation française en Kabylie (1849-1854)
Fadhma N’Soumer
Firmus – Résistance face aux Romains en Kabylie
Gara et Jonay – Légendaires amoureux guanches
Gélase I – Pape amazigh
Guacimara – Dernière princesse guanche de Tenerife
Hocine Aït Ahmed
Kamel Eddine Fekhar – Président du mouvement pour l’autonomie du Mzab assassiné dans une prison de Blida le 28 mai 2019.
Krim Belqacem – résistant kabyle assassiné par la sécurité militaire algérienne à Francfort le 20 octobre 1970
M’barek Oulaarbi dit MBA chanteur du groupe Saghru mort à 25 ans dans des circonstances étranges.
Mohand Amoqrane (Cheick Amokrane) – Résistant chef des At Abbas en Kabylie déclare la guerre aux colons français en 1871.
Mririda n’Ait Attik
Lounès Matoub
Mouloud Mammeri – transcription de tamazight en alphabet latin API
Yugurthen (Jugurtha)
Massensen (Massinissa), unificateur des Imazighen
Miltiade – Pape amazigh
Donatus Magnius (Donat Le Grand)
Saint-Cyprien (évêque de Carthage)
Syfaks (Syfax)
Sainte Monique
Saint Augustin
Septime Sevère, le premier Empereur de Rome sans racine romaine, d’origine amazighe.
Tacfarinas – Résistance face aux Romains
Tariq Ibn Zyad
Tertullien
Tinguaro – Chef guanche
Vibia Perpetua
Victor I – Premier pape amazigh
Ziri At Menad (Ziri Ibn Menad, Ziri ibn Attia) fondateur de la dynastie ziride.
Bologhine At Ziri, fils de Ziri At Menad fondateur de Mezghana (Alger) au 10ème siècle
Les Rois Numides du 3ème siècle avant J.-C. au 1er siècle après J.-C.
Zalalsan
Gaia
Oezalces
Massinissa
Capussa
Lacumazes
Micipsa
Mastanabal
Gulussa
Hiempsal 1er
Adherbal
Jugurtha
Gauda
Massiva
Hiempsal II
Juba 1er
Juba II
Ptolémée
Lieux et édifices
Le Mausolée royal de Maurétanie (Sidi Rached Tipaza Algérie)
Le mausolée est dédié à Cheikh El Mokrani (Kabylie)
Mausolée d’Abtan à Thugga (Dougga), ville antique amazighe
Timgad (Algérie) une ancienne ville romaine fondée par l’empereur Trajan au 1er siècle de notre ère.
Cirta (Algérie)
Table de Jugurtha (Kelaa Snan – Tunisie)
Assekrem est un haut plateau situé dans les montagnes du Hoggar, dans le sud de l’Algérie, partant du plus grand plateau d’Atakor. Assekrem fait partie du parc culturel de l’Ahaggar. L’altitude est de 2 780 mètres. Le plateau de l’Assekrem est notamment connu pour avoir abrité la retraite spirituelle de Charles de Foucauld.
Bulla Regia (Tunisie)
Thuburbo Majus (Tunisie)
Chenini (Tunisie)
Matmata – Tamezret (Tunisie)
Thugga (Dougga – Tunisie)
Ksar Ouled Soltane (Tunisie)
Ksar Ghilane (Tataouine – Tunisie)
Leptis Magna (Libye)
Thamusida (Maroc)
Azru (Maroc) sculptures rupestres amazighes
Taṣṣuṛt (Essaouira – Mogador Maroc)
Volubilis (Maroc)
Lixus (Maroc)
Tazult (Algérie)
Tassili n’Ajjer (Algérie) : peintures rupestres et gravures datant de la préhistoire
La vallée de la Soummam (Kabylie)
La forêt de Yaakouren (Kabylie)
Site archéologique de Tirichine à Akbou (Kabylie)
Vallée des Planètes en Libye : l’une des plus étranges au monde.
Vidéos éducatives
Education, médiatèques, éco-musées
Bibliothèque itinérante amazighe
Librairie itinérante amazighe
Recouvrement des droits
Spoliation des terres collectives autochtones
Déforestation, incendies criminels
Barrages et altération des éco-systèmes.
Exploitations minières : mine de Zinc Tala Hamza (Amizour Kabylie) – mine d’argent Imider – silice Tktout (les forçats de la terre maladie de silicose) – mines d’uranium (Agadez)
Féminicides et les droits des femmes en Afrique du Nord
Abrogation du code de la famille (Algérie) : code de Statut Personnel, dispositions discriminatoires à l’égard des femmes, notamment en matière de divorce, de succession et d’autorité parentale.
Quelle différence entre les Amazighs et Libyco-Puniques ?
Les Libyco-Puniques étaient des populations qui habitaient principalement l’actuelle Tunisie, la Libye orientale et l’ouest de l’Algérie pendant l’Antiquité entre le 8ème siècle avant J.-C. et le 2ème siècle après J.-C.
Des interactions commerciales et culturelles existaient entre les populations amazighes et les Libyco-Puniques dès l’Antiquité.
Les deux groupes ont eu une influence mutuelle sur leurs cultures respectives. Les Libyco-Puniques ont adopté certaines pratiques amazighes berbères, tandis que les Berbères ont intégré des éléments de la culture punique, notamment dans le domaine de l’écriture et de la religion.
Quelles sont les différences entre l’écriture tifinagh et l’écriture néo-tifinagh ?
Le Tifinagh et le Néotifinagh sont deux systèmes d’écriture amazighs, utilisés pour transcrire les langues amazighes.
Le Tifinagh est l’ancien système d’écriture amazigh qui remonte à plusieurs millénaires, tandis que le Néotifinagh est sa version modernisée, conçue pour être utilisée dans un contexte contemporain.
Pourquoi la plupart des Algériens, Libyens, Marocains, Tunisiens arabophones sont Amazighs ?
Avant la conquête arabe au 7e siècle, la Tamezgha était majoritairement habitée par des populations amazighes et c’est toujours le cas.
Avec l’islamisation et l’arabisation de la région, de nombreuses tribus amazighes ont adopté la langue arabe au fil du temps, en 14 siècles. Les Imazighen arabisés ont souvent conservé des éléments de leur culture et de leur identité amazighes.
La redécouverte et la célébration des racines culturelles et historiques des peuples nord-africains peuvent jouer un rôle crucial dans le renforcement d’une civilisation forte dans la région.
Résilience culturelle : En embrassant pleinement leurs héritages culturels, les peuples nord-africains peuvent renforcer leur résilience face aux défis contemporains. La valorisation de la langue, de la musique, de l’artisanat, de la cuisine et d’autres aspects de la culture locale peut aider à maintenir une identité forte face à l’influence mondiale.
Fierté et unité : La redécouverte de l’histoire commune et des traditions partagées peut favoriser un sentiment de fierté et d’unité parmi les populations nord-africaines. Cela peut conduire à une plus grande cohésion sociale et à une solidarité entre les différents groupes ethniques et linguistiques de la région.
Innovation et créativité : Les racines culturelles peuvent être une source d’inspiration pour l’innovation et la créativité. En s’appuyant sur les connaissances et les pratiques traditionnelles, les Nord-Africains peuvent développer de nouvelles idées et solutions qui répondent aux défis contemporains tout en préservant leur authenticité culturelle.
Développement économique : La valorisation des arts, de l’artisanat et du tourisme culturel peut contribuer au développement économique local. Les produits et les expériences culturelles authentiques peuvent attirer les visiteurs et les investisseurs, créant ainsi des opportunités d’emploi et de croissance économique.
Dialogue interculturel : La reconnaissance et le respect des diverses cultures et traditions dans la région nord-africaine peuvent favoriser un dialogue interculturel positif. Cela peut contribuer à atténuer les tensions ethniques et religieuses et à promouvoir la compréhension mutuelle et la coopération entre les communautés.
C’est quoi le bien-être amazigh ?
Le concept de « bien-être amazigh » englobe une approche holistique du bien-être individuel et collectif, profondément ancrée dans les valeurs, les traditions et la vision du monde des Amazighs.
Au cœur du bien-être amazigh se trouve le concept d’Imazighen, qui met l’accent sur l’interconnexion et l’identité collective de tous les Amazighs. Il favorise un sentiment d’unité, de soutien mutuel et de responsabilité partagée pour le bien-être de la communauté.
Harmonie avec la nature : Le bien-être amazigh est profondément lié au monde naturel, reconnaissant l’interdépendance entre les humains et l’environnement. Il encourage le respect de la nature, les pratiques durables et une profonde appréciation de la beauté et de la diversité du monde naturel.
Paix intérieure et équilibre spirituel : Le bien-être amazigh met l’accent sur la paix intérieure et l’équilibre spirituel en tant que composantes essentielles du bien-être général. Il encourage la pleine conscience, l’autoréflexion et la connexion à la sagesse intérieure et aux valeurs spirituelles de chacun.
Esprit pacifiste : Le bien-être amazigh est caractérisé par un esprit pacifiste, basé sur le respect des droits de l’homme, la tolérance et la coexistence pacifique avec les autres communautés et cultures de la région. Cela implique de favoriser le dialogue, la compréhension mutuelle et la résolution pacifique des conflits.
Reconnaissance et valorisation de l’identité : Le bien-être amazigh implique une affirmation positive de l’identité, de la culture, de la langue et des traditions amazighes. Cela signifie reconnaître et valoriser la richesse et la diversité de l’héritage amazigh, ainsi que le rôle essentiel des Amazighs.
Non-revanchard et non revendicatif : Le bien-être amazigh ne repose pas sur des sentiments de revanche ou de ressentiment envers ceux qui oppriment ou marginalisent les Amazighs. Au contraire, il est axé sur la réconciliation, la guérison des blessures du passé et la construction d’un avenir meilleur pour tous les habitants de la région.
Cohésion communautaire et solidarité, afus deg wfus : Des liens communautaires forts et un esprit de solidarité sont des aspects cruciaux du bien-être des Amazighs. Ils favorisent l’entraide, la résolution collective des problèmes et un sentiment de responsabilité partagée pour le bien-être de tous les membres de la communauté.
Préservation et revitalisation de la culture : La préservation et la revitalisation de la culture amazighe, y compris la langue, les traditions et les arts, sont essentielles au bien-être des Amazighs. Elle favorise le sentiment d’identité, la fierté culturelle et le lien avec l’héritage.
Le bien-être amazigh se caractérise par un optimisme déterminé et une concentration sur l’énergie positive pour édifier une nouvelle Afrique du Nord libérée.
Quel apport des Amazighs au Monde ?
Les chiffres dits arabes sont des chiffres amazighs.
M’daourouch (Madaure – Souk Ahras Algérie) fut l’une des premières universités au monde.
L’écriture amazighe est l’un des plus anciennes au monde.
Les Amazighs ont créé des structures architecturales impressionnantes, notamment des villages fortifiés, des ksour (villages fortifiés du sud de la Tunisie et du nord du Niger), des greniers collectifs (ighrem) et des structures funéraires (comme les tombes amazighes).
Le peuple amazigh kabyle est le seul peuple au monde à célébrer les insectes.
Les artisans amazighs sont réputés pour leur maîtrise du tissage, du travail du métal et de la poterie.
Les cultures amazighes ont donné naissance à une riche tradition littéraire et philosophique.
Les États-Unis d’Afrique du Nord : Tamezgha
Dans le dessein de contrecarrer une éventuelle union des peuples amazighs, l’instauration de l’Union des pays du Maghreb a été entreprise. Cette entité politique, exclusivement dédiée aux Arabes, va à l’encontre des principes du droit international régissant les peuples autochtones.
La création d’une Afrique du Nord similaire à l’Afrique du Sud pourrait raviver une dynamique culturelle, économique et politique pluraliste dans la région.
Chaque entité, telle que l’État kabyle, rifain, chaoui, mzab, touareg et canarien, pourrait bénéficier du droit à l’émancipation et au dialogue, une possibilité qui fait actuellement défaut.
L’erreur de l’emploi du mot Maghreb
L’utilisation du terme « Maghreb » pour désigner l’Afrique du Nord constitue une erreur flagrante. En effet, en l’appelant ainsi, vous contribuez à effacer le nom que les autochtones lui ont donné.
Le nom que les autochtones de l’Afrique du Nord ont donné à leur terre est Tamezgha, qui signifie le Pays de Râ. Râ, l’un des principaux dieux Amazigh, symbolise la puissance solaire. Leur propre nom, Amazigh, découle de cette référence.
Tamazight désigne la langue du Pays de Râ, tandis que le mot « Maghreb » porte une connotation idéologique arabe. Cette formulation est davantage soulignée en France alors qu’elle est inexistante dans les pays anglophones!