Chaque été, les mêmes images reviennent : des montagnes en flammes, des forêts réduites en cendres, des villages encerclés par les feux.
Face à cette tragédie, le régime algérien fait une nouvelle fois la démonstration de son absence de volonté à protéger la Kabylie.
J’exprime ma plus profonde solidarité à toutes les victimes, aux familles éprouvées, aux citoyens mobilisés, aux bénévoles, aux villageois et à tous ceux qui risquent leur vie pour défendre leur terre, souvent avec des moyens dérisoires.
Pour beaucoup de Kabyles, cette succession d’incendies, conjuguée à l’inaction persistante des autorités coloniales algérienne, ne peut plus être considérée comme une simple fatalité. Elle s’inscrit dans ce que beaucoup analysent comme une politique visant à rendre la Kabylie invivable, afin de pousser progressivement les Kabyles à quitter leur terre ancestrale. La population kabyle relie ces feux criminels au projet « Zéro Kabyle », parrainé par le régime colonial algérien.
Le dossier des incendies dévastateurs de l’été 2021, auquel s’ajoute celui de l’assassinat de Djamel Bensmaïl, est entre nos mains. Il rassemble des vidéos, des photographies et de nombreux témoignages. Nous continuerons à travailler avec détermination pour que toute la lumière soit faite sur ces événements et pour que les responsabilités soient établies. Nous ne lâcherons pas.
Mais ceux qui pensent qu’il suffit de brûler les arbres pour déraciner un peuple se trompent lourdement.
Si les pays du Golfe ont démontré qu’il est possible, par la volonté et l’intelligence, de faire fleurir le désert, le régime algérien ne semble savoir que transformer des terres fertiles en désert. Les Kabyles, eux, sauront inverser cette logique.
Le jour où la Kabylie sera libre de décider, elle replantera ses forêts, protégera ses montagnes, restaurera ses villages et redonnera vie à cette terre qui a nourri tant de générations.
Vous pouvez tout brûler, sauf l’amour du peuple kabyle pour sa terre. La Kabylie renaîtra, plus verte, plus forte et plus prospère que jamais.
Karim ACHAB