Résumé sur Tamazgha en général et l'Algérie en particulier

Publié par Madjid Ait Mohamed le sam 02/06/2018 - 20:12

Sans s’étaler sur d’Afrique du Nord d’une façon générale et sur l’Algérie, en particulier, entrée dans l’histoire avec l’installation de comptoirs commerciaux phéniciens dont est tiré le nom de l’actuelle ville « Iflissen Gu ilèle (Labhar) (Tigzirt sur mer) de la Wilaya de Tizi Wezzu », bien rare sont ceux qui touchent à ses pans multimillénaire jalonnés dans le temps par des hauteurs et des décadences qui ont fait l’Algérie plurielle d’aujourd’hui à l’instar des
autres pays dans le monde qui ont connu moult présence d’éléments venus d’ailleurs.

Parmi ceux là, on peut citer l’exemple de notre ami Karim Younes avec ses écrits « de la Numidie à l’Algérie, aux Portes de l’Avenir, la Chute de Grenade, les Janissaires, etc.… »
Faudrait-il le reconnaitre et l’encourager pour ce qu’il fait en ce domaine, même si tout n’est pas dit et qu’il y a encore des choses à dire ? Je crois que c’est tout à la fois, car par ses écrits les générations d’après indépendance territoriale n’en tireront que des profits qu’elles n’ont pu avoir sur les bancs scolaires « tout cycles confondus » à cause de leurs sinistres découlant d’une volonté politique étroite et cadenassée remontant jusqu’à la destitution du 1er président du GPRA qu’est le démocrate Ferhat Abbas, d’un enseignement archaïque, tronqué, populiste et arrangeant les gouvernants d’hier et d’aujourd’hui en fonction de ce qui les arranges et de leurs intérêts.

Ces gouvernants et consorts de tout bord ont-il intérêts à ce que l’école apprenne aux jeunes algérien (ne) (s), libéré (e) (s) du joug colonial français un certain juillet 1962, qui est Aksel ignoré (1) et qui est Okba glorifié (2), l’existence et les raisons d’être de Ahmed l Ghessal sous l’empire Ottoman (Turc) constructeur de mosquées uniquement ainsi que celle du royaume de Koukou en Kabylie et du royaume de Tihert (actuelle Tiaret) fondé en l’an 761 par Abdel Rahman ibn Rustam, le 14 Octobre 1836 relatif au Nom ‘’Algérie’’ donné par le général Cheneidri (Bernard Lugan si j’ai bonne mémoire), le déplacement par deux fois (1839 et 1849) de l’émir Abdelkader en Kabylie où bien des choses ont été dites de part et d’autre sans qu’elles n’aboutissent et sans que l’Emir ne reprenne le mot amazigh ‘’Ighil Dal Mizan’’ en se le murmurant en arabe « Draa El Mizan » sur les lieux même de la rencontre (3) ?

Il en est de même pour, l’existence d’un groupe d’enseignants (les Humbles) et du P.N.R. avant l’E N A, le pourquoi  de l’occultation de l’UDMA animé par Feshat Abbas, Kaid Ahmed, Ahmed Francis, Ahmed Boumendjel, Kada Boutarèn…,et de son journal «Les Amis du Manifeste», les raisons endogènes et exogènes de la destitution du démocrate Ferhat Abas ‘’1er président du GPRA’’, les causes de la création du MNA sans oublier le nom de ses commanditaires et de Bacha Boualem, la Turquie qui a voté contre et la chine qui s’est abstenue lors de la présentation du projet de loi sur l’autodétermination de l’Algérie présenté à l’ONU le 20.12.60, celui qui a permit le déblocage des négociations d’Evian qui butaient sur le Sahara, qui est Abderrahmane Farès placé au Rocher noir « Boumerdes » en tant que président transitoire de l’Etat Algérien au lendemain des accords d’Evian, la date du 10 juin 1962 relative aux négociations FLN/OAS, le décalage de la date réelle de l’indépendance de l’Algérie au 05 juillet 1962 ?,….

Autant de questions auxquelles  une réponse, pour écrire, sans détour et sans omission aucune, même sournoise, l’histoire réelle, toute l’histoire, rien que l’histoire et non des histoires, s’impose.

En l’absence d’une réelle démocratie, d’un pouvoir alternatif républicain et citoyen ainsi que d’une gouvernance éclairée, avertie et participative ne sommes nous pas entrain  de récolter les semailles de ceux qui sont aux affaires depuis plus de 55 ans et qui se targuent dans un discourt mielleux et populiste d’être les représentants légitimes du peuple au niveau nationale, local et étranger ? Ceci me fait penser à une maxime du défunt Kaid Ahmed ‘’On était au bord du Précipice, maintenant on a fait un pas’’

Quant au PPA, à qui il faudrait rendre hommage du fait qu’il a été  l'un des principaux précurseurs (MTLD-Centraliste) qui ont mené l'Algérie à se libérer d’une colonisation de peuplement hétéroclite venue de l’extérieur, il n'en demeure pas moins cependant que tout ne fut pas parfait en bien des domaines depuis sa création surtout dans les années 1940/1950 (4) et même au-delà où ses traces politiques demeures encore perceptibles de nos jours. y comprit pour le rôle joué par les Oulémas dont est proche, dit-on, spirituellement le leader du PPA qui, en guise de réponse à la saisine de l’ONU n’a fait cas d’existence que d’une seule et non des deux composantes de la population algérienne dans le mémorandum qu’il lui adressa en 1945.

(1) Aksel c’est le nom réel du Berbère surnommé Koceila dont aucun gouvernement algérien n’en parlait et ne parle pour des raisons occultes
(2) Okba, dont une ville de la Wilaya de Biskra porte son nom, est dépêché en Algérie par l’Emir de Dimachek
(3) Ce lieu est devenu actuellement une ville de la Wilaya de Tizi Ouzou et porte le nom de Draa El Mizan.
(4) contrairement à l’UDMA qui avait encensé le message de Jugurtha publié en 1947, le PPA l’avait voué aux gémonies dans un moment cardinal où la lutte anticoloniale était exécrable.

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