Drapeau amazigh

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Publié par Stéphane ARRAMI le lun 24/10/2011 - 05:38

Drapeau Amazigh

Infographie Stéphane ARRAMI @Numidviking 2002 Kabyle.com D.R.

C'est dans les années 1970 que l'Académie berbère (Agraw Imazighen) présente le premier drapeau berbère.

En 1998, le Congrès mondial amazigh officialise le drapeau à Tafira (Las Palmas), dans les Îles Canaries terre des Guanches, un ancien peuple berbère.

Le drapeau est composé de trois bandes horizontales de même largeur (bleu, vert, jaune) et de la lettre Z (aza en tifinagh) en rouge.

Chaque couleur renvoie à un élément du Tamazgha, territoire où vivent les Berbères (correspondant au nord de l'Afrique) :

- le bleu représente la mer Méditerranée et l'océan Atlantique

- le vert représente la nature et les montagnes verdoyantes

-le jaune représente le sable du désert du Sahara.

La lettre Z de l'alphabet tifinagh (le aza ou yaz) représente l'«homme libre » , outarde et divinité berbère. Il est ici en rouge, couleur de la vie, mais aussi couleur de la résistance.

Stéphane ARRAMI

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Publié par Anonyme le sam 28/03/2015 - 13:16

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La symbolique du drapeau et son impact immédiat

Le Drapeau régional, après l’Hymne régional et le Gouvernement régional : la « symbolique » est là, mais pas « l’effectivité » d'un Etat régional, kabyle. Mais alors, quel impact direct, quel visée réelle, quel but immédiat ? Ce sont les questions qui s’imposent.

On admet en effet que ces trois éléments – une population permanente, un gouvernement élu, un territoire défini– sont constitutifs d’un Etat. Mais ils ne suffisent pas à rendre compte de la dynamique de la création d’un Etat. Pour être indépendant, un Etat a besoin du " regard des autres", de la reconnaissance de bon nombre d’Etats. On peut penser par exemple au cas de l’Ossétie du sud, de l’Abkhazie ou de la République turque de Chypre Nord qui se sont proclamés indépendants, mais qui ont été reconnus par un si faible nombre d’Etats qu’en fait, leur effectivité internationale est quasi nulle.

Or, cette reconnaissance n’est pas immédiatement donnée, c’est un processus long et complexe. Un processus long parce qu’il s’agit d’amorcer des relations diplomatiques, des discussions entre les représentants et à la fin du processus, il s’agit d‘échanger des « Lettres » entre les Etats qui se reconnaissent mutuellement.

C’est aussi un processus complexe parce qu’il y a des enjeux politiques régionaux et internationaux la plupart du temps à la clé. On a vu cela avec le Soudan du sud indépendant depuis 2011, avec le Monténégro indépendant en 2006 et puis le Kosovo qui a proclamé son indépendance en février 2008. La définition d’un Etat relève finalement autant du politique que du juridique.

Et si la reconnaissance des autres Etats est essentielle, elle permet aussi – dans certaines conditions de majorité bien évidemment – l’adhésion à des organisations internationales et régionales.

D’un autre côté, l’adhésion à l’ONU – au premier rang de ces organisations internationales – ne va pas déterminer la nature étatique d’un territoire. Certains Etats dans les faits, comme Taïwan, ne sont pas membres des Nations Unies. Un Etat ce n’est pas seulement un ensemble de règles, un ensemble d’institutions, c’est aussi une pratique. Une pratique de la souveraineté chez soi et vis-à-vis des autres Etats.

Or le Pouvoir militaire en Algérie demeure fort -et ne cède rien, et n’accepte aucune solution- car il a le soutien de l’Occident, et est " arrimé dans l’orbite américaine ", et bénéficie du soutien politique de la France (qui détermine la politique algérienne de l’Europe), il a la manne financière issue de la rente pétrolière qu’il accapare, a sous sa férule les forces de répression et les moyens de propagande, la population est traumatisée, l’opposition décimée, la protestation maitrisée, les syndicats réprimés...

Dans le cas de l’action du MAK-GPK (toléré et laissé agir librement en Kabylie et en France, alors qu’il n’est pas agrée), c’est la symbolique qu’il faut cerner, l’impact direct du " coup ", le but politique immédiat vraiment visé, qui n’est effectivement pas l’effectivité d'un Etat kabyle, mais plutôt pour « rendre réel, concret, vrai » ce qui n’était que propagande officielle (avant 2001), et donc pour « parvenir au point de non-retour , à l’achèvement » de « la séparation (définitive), de l’isolement (complet), de la division (totale)) et la délégitimation politique » de la Kabylie (une région, plusieurs départements), ce qui garantit alors « un sursis assuré » pour le Régime militaire en place....qui ne sera plus jamais menacé par une quelconque rébellion ou mouvement insurrectionnel, une fois cete région « tête dela locomotive rebellionnaire », bastion de la contestation, proche d’Alger (lieu géographique du pouvoir) est neutralisée (isolée, séparée, divisée, délégitimée/discréditée politiquement) !

Et puis ce Gouvernement-GPK (1) est contesté et controversé sur le Territoire kabyle (2) par la Population locale (3), et pas du tout reconnu par les Etats (4), ni par l’ONU (5) et les Grandes institutions internationales , le FMI, la BM, la CEE, le PE, etc. etc.(6).

Il faut se rendre à l'évidence et dire que sans « rapport de force politique » vraiment déterminant et conséquent, une pression intérieure forte conjugée à une pression extérieure accrue, le Pouvoir dictatorial militaire (DRS) ne se résoudra jamais à lâcher du lest, n’acceptera aucune solution juste et légitime (Tamazight, l’autonomie régionale, démocratie, Etat de droit...), et ne laisse agir que ce qui l’arrange (violences, extrémismes, salafisme, divisionismes, séparatismes, régionalismes, isolationnismes, pourrissement et exacerbation de la situation), ce qui lui assure sa pérennité, donc le prolongement de son existence.....
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Liire sur Google.fr :
A propos de l'autonomie de la Kabylie, Ramdane Achab, algeria-watch, novembre 2001
La Kabylie cherche sa voie vers l'autonomie, Arezki Ait-Larbi Le Figaro 21/04/2010
".....Certains de ses conseillers, prompts à la surenchère, travailleraient, dit-on, pour les Services algériens
qui tentent d'instrumentaliser ainsi la région dans les jeux claniques du sérail. "

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