Imider et le 10 Mars - Cette tâche noire tatouée sur le front du Maxzen !

Cela fait 20 ans que les riverains de la mine d’Argent d’Imider ont vécu une matinée noire pendant leurs protestations pacifiques contre les faits violents de Managem, et c’était après 48 jours du soulèvement que les forces de répression militaires ont attaqué et dispersé le sit-in des villageois violement, le sit-in observé a coté de la route N10, des dizaines d’arrestations, de blessures et d’emprisonnement ainsi que la destruction et le pillage des fournitures et des aliments…

Aujourd’hui, les militants du Mouvement Sur la Voie de 96 (MSV96) ont réactualisé cet événement qui fait partie de leur mémoire collective vivante bien sûr par une mobilisation vers le lieu du sit-in dispersé à l’époque.

A travers leurs intervention au cercle de débat organisé cet après-midi. Les hommes et les femmes, tous ceux qui ont vécu cette lutte historique, nous ont raconté leur situation dramatique lors de l’intervention acharnée de l’armée contre leur mobilisation pacifique défendant notre cause juste.

Les manifestants ont dénoncé aujourd’hui cette attaque violente et injustifiée contre eux et contre leurs parents en 1996 en plus à la mort étrange du militant LAHCEN USBDAN deux ans après son emprisonnement à Ouarzazat!

En ce qui concerne les nombreux détenus de cette cause juste (de 1986, 1996, entre 2011 et 2016..), les participants ont déclaré leur solidarité avec eux et avec leurs familles.

Cette présente mobilisation annonce et prouve la continuation de la lutte pacifiques des riverains de la mine d’Argent, c’est le même combat pour la même cause, les mêmes revendications de droits légitimes vis-à-vis de la même politique répressive basée sur une approche sécuritaire générale et adoptée par le couple Managem et l’Etat qui défend les intérêt de la mine au détriment des habitants avoisinants.

Bref, nous écrivons la plus longue histoire de lutte face à un gigantesques producteur minier. La mine qui arrive à ses 45 années d'exploitation est devenue une honte écologique pour le Maroc. Les habitants n’ont vu rien vu de changer et continuent leur lutte sans faiblir.

ALBBAN le 10-03-2016

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