Camp de Choucha les réfugiés en danger

Les réfugiés de Choucha, victimes de la guerre Libyenne, encourent aujourd’hui, un réel danger suite aux coupures d’eau et d’électricité ainsi qu’à la suspension totale de l’aide humanitaire assurée jusque là par le HCR.

Tandis que le responsable du HCR Mbili Ambaoumba précise que Choucha n’était qu’un camp de transit qui n’existe plus depuis le 30 juin 2013, 700 âmes - dont environ 250 déboutés du statut de réfugié -, oubliées de tous, demeurent sur place, en plein désert, dans une situation extrêmement précaire, privés d'eau, d'électricité et de nourriture.

Le 4 juillet, les réfugiés ont entamé une série de protestations sur la grand’ route qui mène à Ras-Jder, à 7 km du poste frontière, où les voyageurs partant et venant de Libye s’arrêtent pour leur laisser eau et nourriture. Ces réfugiés lancent un cri d’alarme. Ils ne peuvent retourner ni en Libye, ni dans leur pays d’origine demeuré instable.
 
Le Croissant Rouge, en la personne du Docteur Mongi Slim, président du Comité Régional de Médenine appelle le gouvernement tunisien a prendre ses responsabilités en ramenant d’urgence l’eau au camp Choucha.
 
Dans la nuit de lundi à mardi 9 juillet, le restaurant communautaire des réfugiés du camp Choucha a été incendié. Le responsable du restaurant estime que cet acte criminel a pour but de terroriser les réfugiés et les forcer a quitter le camp. En effet, deux personnes dormaient dans la tente-restaurant. L’une d’entre elle a été blessée, nous l’avons accompagnée aux urgences de l’hôpital de Ben-Gardane

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